Voiliers de travail
PA - PH
Packet-boat – cf. paquebot. Padagu – Nom donné au masula par les marins de Coromandel. (Kerchove) padao (A.Clouet) Padao étym. du malais. - orth. padow, padau (gujarati). - syn. prow (ang.). Ce boutre de Bombay a la caractéristique d'être très bas sur l'eau, ce qui fait qu'on lui ajoute systématiquement sur les flancs des bambous entrelacés de feuilles de palme souvent recouvertes sur la face intérieure de boue séchée, afin de préserver la cargaison des embruns. La coque est non pontée avec pavois en bambou et arrière à tableau. Ce boutre a deux mâts (1)  à voiles arabes et possède un foc sur bout-dehors. (dimensions moyennes : LHT: 18 à 26 m, B: 4,50 à 6 m, C: 1,50 à 2,40 m). Il porte 30 à 60 tonnes. Le chargement se fait en cale en mettant une ou deux couches de faux planchers faits avec du bois de récupération. (1) R.M.P. Willoughby le décrit avec un seul mât (MM11-2pp219).         (MM11-2, Buisson,  Kerchove)                                                                                    Padjala - cf.  pajala (Greenhill) Padow - cf.  padao Paduakan orth. padouhan, padouacan. – syn. pediwak. - Bâtiment de Macassar (Célèbes) à deux et même trois mâts, dont la longueur est de 9 à 27, pour une largeur de 3 à 6 mètres et un creux de 1,20 à 3,60 mètres. Le port varie de 50 à 100 tonneaux. Il navigue dans l'archipel des îles de la Sonde ainsi que dans les environs des Moluques. L'avant*  est très effilé et se prolonge par un imposant beaupré. L’arrière à tableau est relevé et surplombe l'eau avec une galerie ouverte sur les côtés. Il est entièrement ponté avec une grande écoutille au milieu. Il porte des mâts tripodes reliés en tête par un boulon et dont les pieds sont coincés pour permettre leur démontage. Il y a deux gouvernails latéraux en forme de sabre qui peuvent être relevés à l'horizontal. Les voiles au tiers ont été progressivement supplantées par des voiles à cornes et on trouve deux à quatre voiles à l'avant.  (Buisson, Bonnefoux, Kerchove) Pae-pae syn. taketake. - Radeau à voiles de Mangareva (îles Gambier), fait de troncs de plus en plus courts en s'éloignant de l'axe central. Il a un mât d'une pièce penché en avant, portant la voile en cœur, typique des Papous. Les espars de la voile sont fixés sur la ligne centrale du radeau. Ces radeaux d'une quinzaine de mètres, peuvent emporter plus de vingt personnes.  (Kerchove) Pagae - Pirogue monoxyle à double balancier des îles Célèbes utilisant pour la pêche avec un filet appelé "gae", d'où son nom. (Kerchove) Pagalai kattu vathai – Pirogue à bordage du détroit de Palk (Sri Lanka), similaire, en plus petit au vala vathai. Il a des gouvernails latéraux et un balancier très long. Ses dimensions moyennes sont de 6 à 11 mètres de long pour une largeur de 0,60 à 0,90 mètres et un creux de 0,70 mètres.  (Kerchove) Pagar étym. du marathe""pagár"". – Pirogue monoxyle indienne.  (MM11-2) Pagarangan syn. paangan. – Pirogue à voile du Nord Bornéo et des îles Sulu. La coque est faite de trois pièces monoxyles raboutées avec deux ou trois virures de bois rajoutées (dimensions moyennes : LHT: 9 à 13 m, B: 1,20 à 1,50 m). Elle a un mât tripode avec une petite voile carrée bômée, mais les plus récentes ont adopté le mât à pible avec une voile à livarde.  (Kerchove) Pahi 1.     Pirogue monoxyle à balancier des îles de la Société. La coque est un tronc rond dans les fonds, surmonté de une ou deux fargues. Elle a un mât et une voile à livarde bômée, et est manœuvrée avec un aviron. (Kerchove) 2.     orth. pahic - syn. tipaerua - Grande pirogue des  îles Cook qui atteignait les 25 mètres de long et pouvait porter une cinquantaine de personnes en trafic inter-îles. (Lavondès, Greenhill)  pahi (DR) Pahi Tamai  - - Pirogue de guerre tahitienne double à pagaie utilisée soit à fond arrondi, soit à fond plat. Dans ce dernier cas, elle pouvait utilisée pour voyager. Paillebot syn. pailebot (ang.). - étym. de "pilot-boat", la goélette américaine. - Les voiliers de la fin du 19e siècle, ne sont plus concurrentiels sur l'Atlantique et doivent se replier sur le cabotage méditerranéen. Ils vont pour cela adopter le gréement de "paillebot" qui va donner son nom aux bateaux. Cette goélette avec un gréement à deux mâts (30 m de long pour 250 t) ou trois mâts (40 m pour 250 t) se caractérise par des voiles auriques avec flèches et quatre focs. Les mâts se nomment mât de trinquet, grand- mât et mât de misaine pour le mât arrière. (Vallat , Burlet)  Paisal - Pirogue monoxyle de quatre mètres de long, à double balancier, de Amboina (Moluques du Sud). Elle est conduite par un homme.H.  (Kerchove)          Paitalik – Nom donné au bidarka par les habitants de l'île Kodiak.  (Kerchove) Pai-tishuan – syn. fukien. – Jonque sans quille de la Chine du sud, aux formes très élégantes. L'arrière est à tableau (dimensions moyennes : LHT: 23 m, B: 4,50 m). (Kerchove)  Pajala orth. padjala, pedjala - Bateau du détroit de Macassar d’une longueur de 9 à 13 mètres. La coque, construite à clins, a une quille, une étrave élevée et un étambot qui finit en pointe. Il a un mât tripode avec une voile oblongue en quadrilatère. Les plus gros pajalas ont un second mât à l’arrière. Il existe une variété appelée pajala lompo spécialement étudiée pour la pêche à la seine.  (Kerchove, Geenhill) Pakata syn. prao paketa, pelang pakpak – Bateau à double balancier  de l’île Batjan (Moluques) d’une dizaine de mètres. Quillard construit avec un bordage, il a des extrémités relevées et de nombreux barrots traversant le bordage. Un abri en feuilles se trouve au milieu. Le balancier est fait de trois bambous retenus à la coque par deux traverses.  (Kerchove) Palampoko – Bateau à voile ponté de Macassar (Célèbes), avec des flancs arrondis et une étrave fourchue. Il a un mât tripode.   (Kerchove) Palandrie orth. palandria. – étym. de galandria (vénitien). - Bateau-écurie turc du Moyen-Age, copie du chélande selon Jal.  Palari 1.     Bateau du sud des Célèbes et de Madura, similaire au paduakan, mais de plus petite taille. Il a deux mâts, seul le mât principal est tripode. 2.     Voilier de régate à deux mâts de Macassar, caractérisé par un arrière très sculpté (dimensions moyennes : L : 15 m, B : 3 m, C : 1 m).  (Kerchove) Palasi var. awang palasi, auang palasi. - Grande pirogue monoxyle à deux balanciers de Mindanao (Philippines), semblable au vinta, mais avec des fargues. (Kerchove)                                        Palaslemeler - Petit navire turc à mi-chemin entre la galère et le galion. (turkishculture.org ) Pale orth. palle. - Navire de la côte de Malabar à faible tirant d’eau. C’est un navire avec de grands élancements qui peut porter jusqu’à trois mâts et qui était souvent armé de canons. (Bonnefoux) Paling schuyt – syn. eel boat. - Petit sloop hollandais à vivier d’une dizaine de mètres, avec un avant renflé, un arrière rond et des dérives latérales. Il a un ou deux mâts. Ce bateau est spécialisé dans le transport d’anguilles vivantes entre les ports de la Frise et Londres. (Kerchove)  Palk strait canoe – Pirogue à voile du détroit de Palk (Nord de Ceylan), avec deux gouvernails latéraux et une dérive centrale étroite sur le tiers avant. Le mât est maintenu par des haubans implantés sur le balancier à l'extérieur de la coque. Il supporte une voile quadrangulaire enverguée au haut du mât. (MM53-1) Pallar syn. pulwar. – Bateau fluvial à coque ronde et lisse du Bengladesh. Il est ventru et conçu pour transporter des marchandises. Les planches du bordage sont reliées entre elles par des crampons en fer en très grand nombre (jusqu'à 40.000 sur les plus grosses unités).  (Greenhill) Palle- orth. pale - Bateau de la côte Malabar avec une quille courte, un grand élancement de l'étrave et un bec qui s'allonge en saillie sur l'avant à l'exemple des chébecs. La palle a un faible tirant d'eau. Son gréement varie de un à trois mâts. Grée en deux mâts, ces derniers sont disposés comme sur les saïques. Elle porte des canons en batterie et en chasse. Sa construction est plutôt médiocre.   (Vial de Clairvois, Bourdé)  Palme - Navire de la côte Malabar à l'avant bas et allongé, l'arrière élevé. Il a deux mâts à voiles carrées.  (Bonnefoux) Palowa – Sorte de prao philippin, mais plus large, à fond plat et sans balancier.   (Kerchove)  Palwar étym. du bengali "palwár". - Bateau de charge pakistanais construit à Dacca à l'origine. (MM11-2) Pamban manché - Pirogue de la côte de Malabar pouvant atteindre 20 mètres de longueur, propulsée à la pagaie. Elle sert au transport de passagers, sur les lacs et sur les rivières à une vitesse remarquable car elle peut atteindre huit nœuds. La coque très légère est boulonnée. Ces pirogues sont si fines, qu'on les surnomme bateaux-serpents.   (Bonnefoux) pamban manché (DR) Pamphile - n.m. - étym. du grec "pamphylos" – var. panfil, pamphyli. - Sorte de dromon de petite taille armé par 162 ou 164 rameurs. Navire à rames méditerranéen employé jusqu'au 16e siècle dans les expéditions maritimes, pour les opérations commerciales ou pour les communications urgentes. Le pamphile pouvait être armé de plusieurs façons différentes en  rameurs. (Jal, Buisson, Bonnefoux, Murat, Jal, Anthiaume) Panagatan - Pirogue philippine (mer de Visayan) monoxyle à double balancier, avec des extrémités assemblées et des flancs rehaussés de bambou tressé rendu étanche par une sorte de coaltar. Tous les assemblages sont chevillés.   (Kerchove)  Panca - Pirogue monoxyle à double balancier des Philippines, avec une fargue, de 5 à 8 mètres de long. Elle est propulsée à rames ou avec des pagaies.     (Kerchove)  Panco -  Bateau philippin à deux mâts utilisé autrefois par les pirates de l’archipel Sulu. La coque est assemblée, avec une quille (dimensions moyennes : L : 25 m, B : 16 m). Le gréement est fait de deux mâts tripodes supportant des voiles triangulaires axiales. On l’appelle awang-galay dans l’île de Mindanao.  (Kerchove)  Panego – Chaland de transport à fond plat utilisé sur l'Irrawaddy (Birmanie).   (MM11-2) Panga - Pirogue monoxyle en cèdre du Panama, aux extrémités identiques surélevées (dimensions moyennes : L : 6 m, B : 1,50 m).     (Kerchove)            Pangkoh – Bateau du sud de Bornéo originaire de la ville de Pangkoh (fleuve Kahajan).     (Kerchove)  Panguay orth. pangaio. - Bateau à un mât signalé au 18e siècle comme un navire de haute mer des Comores et du canal de Mozambique. Le bordé était fait des fascines rendues étanches par une sorte de résine. La voile était faite de tresses de feuillage.   Panoure Jonque chinoise gréée avec trois mâts.  (Bonnefoux, Buisson) Panse - n.f. - Bateau de transport d'Arkhangelsk (Russie) avec un mât à voile aurique, flèche, trinquette et foc.  (Bonnefoux, Buisson) Panswah orth. panshi, pansi, pausi, panshway, pansway. - Bateau du Gange non ponté, sans quille, aux extrémités effilées et surplombantes. La coque est bordée à clins. Sa longueur varie de 10 à 18 mètres. Il a un auvent sur l’arrière. Il est gouverné par un aviron de queue barré depuis le toit de la cabane à l’arrière. Il est propulsé par des rameurs mais reçoit aussi un mât qui peut être bipode portant une voile carrée simple ou lattée.  (Buisson, Duron, Kerchove, Bonnefoux,  Greenhill, Pâris) panswah              Pao-pao - Pirogue à balancier des Samoa (dimensions moyennes : L : 4 m, B : 30 cm, C : 30 cm) dont la largeur est plus forte au bouchain qu’au liston. L’avant est étroit et concave, alors que l’arrière est coupé. Elle est utilisée dans les eaux abritées pour la pêche et le transport.    (Kerchove)                                               Papalimbang – Bateau ressemblant au pajala de Macassar. Les côtés sont surélevés par des bordages en planches et l’arrière dispose d’un bastingage. Il est gréé avec un mât tripode.   (Kerchove) Papau - Pirogue monoxyle à balancier de Ontong-Java (nord-est de la Mélanésie) de cinq mètres de long. Il a une sorte de petit brise-lames triangulaire à chaque extrémité. Une fargue unique est rajoutée sur les côtés.   (Kerchove) Paquebot étym. de ""paquebouc"" (Cleirac,1620), de l'anglais « packet », courrier et « boat ». – syn. bateau de poste ; pak-boot (hol.) ; packet, packet-boat, mail boat, mail ship, mailer, packet ship, post bark, post barque, post ship, postmaster's frigate (ang.). 1.     En Angleterre, le terme post boat fut utilisé jusqu'au Moyen Age pour tout bateau transportant du courrier entre le courrier entre deux ports. Le terme packet le remplaça à la fin du Moyen Age. Ce type de bateau avait déjà la faveur des passagers qui appréciaient sa vitesse et sa régularité. A la fin de la voile, le packet boat se transforma en mail steamer, mais ce terme ne désigna jamais un paquebot au sens français du terme que les anglais appelèrent transatlantic liner. (Bethel) 2.     En France, le paquebot est le successeur direct du bateau de poste. Ainsi à la fin du 17e siècle, il y avait un paquebot entre Douvres et Calais qui transportait les lettres. A l’origine, le paquebot fait le service de poste entre ports. Le packet de la ligne entre Calais et Douvres, évolua en transport de passagers, avant de devenir le paquebot que nous connaissons. Les premiers paquebots au sens où nous l'entendons aujourd'hui en France seront mis en service le 1er avril 1787 entre Bordeaux et la Martinique par la compagnie d'état "Les Paquebots du Roi". Ils n'étaient autorisés à transporter que du courrier, des passagers et des marchandises de grande valeur. Voir aussi malle. (Bonnefoux, Duron, Macquarie , Aubin, Clérac, Babron, Desroches) dans les textes: - "paquet-bot est le nom d'un vaisseau qui sert au passage de Calais à Douvre, & ailleurs" (Desroches, 1687). Para no syn. ndap. – Pirogue de cérémonie de l'île Rossel (Papouaisie – archipel des Louisiades). C'est une pirogue très longue et légère aux extrémités couvertes, propulsée uniquement à la pagaie. – cf. no.  (NEP74)                                              Paradjera – Caboteur turc à deux mâts, gréé au tiers. Il a un long bout-dehors supportant trois focs.  (Kerchove, turkishculture.org) Paragan telatap - Pirogue monoxyle utilisée par les tribus de la mer Dyak (Bornéo) pour la pêche avec une drague du nom de « renggae ». La coque est à fond plat avec des extrémités pontées et un petit abri à l’arrière. Il y a un mât avec une voile à livarde.   (Kerchove) Paranzella orth. Paranza. -  Bateau de pêche italien à un seul mât avec une voile bômée à mi-chemin entre la voile latine et celle au tiers (dimensions moyennes : L : 8 à 12 m, B : 3 m). Il travaille avec un filet à drague appelé « rete de paranza ». L'étrave est traditionnellement ornée d'une pompe de laine bleue ou blanche. (PP12p56, Kerchove, Warrington, Duron, Delis) Parao - n.m. - Petit navire à deux balanciers, faisant le cabotage sur les côtes de la Chine, de la Cochinchine et des Philippines. La coque a une base monoxyle large, rehaussée par des bordages en devers pour augmenter la capacité (dimensions moyennes : L : 21 m, B : 2,30 m). Leurs voiles sont en nattes comme celles des jonques, mais lacées au mât. Il y a un grand bout-dehors pour le foc. Il utilise accessoirement des avirons à pelles rondes. (Buisson)     Parasskalmion - orth. paraskalmia - Gabare symétrique de 6 à 12 mètres de long, à fond plat, aux extrémités également recourbées, présente sur les rivages sud-est et est de la Mer Noire. De conception ancienne (ils sont cités dans l'histoire de l'empire de Trébizonde), on en trouve encore quelques exemplaires de nos jours. Elle assurait le cabotage local.                                Pareau - Grande barque  amphidrome de Ceylan et des côtes de Malabar au 18e siècle, où l'on fixait le gouvernail à une extrémité ou à une autre selon le besoin. (Vial de Clairbois, Desroches) Pareja syn. parella, barca de parella, barca de vela, barca depareja, barca de bou. - Nom générique des chalutiers à voile ou à moteur espagnols et portugais de la côte Atlantique. Ces bateaux sont pontés aux extrémités. Ils portent un mât court à voile latine et des polacres pour remonter au vent. A vrai dire seuls les barcas de vela et barcas de bou sont à voiles. Elles portent de 8 à 40 tonnes alors que les parejas à moteur peuvent porter de 30 à 70 tonnes. Les plus petites barcas de vela ont deux quilles pour s’échouer sur le sable.   (Kerchove, Kemp)  Passaige - Petit bateau pour traverser un fleuve ou la Manche au 16e siècle.  (Conflans, 1516).                                               Passe-cheval – étym. de "passechevaulx" (Nicot 1606). - Nom couramment donné avant la Révolution aux petits bacs travaillant de rive à rive sur les rivières. (Berna) Patache - n.f. 1.     Navire léger d'accompagnement, de reconnaissance ou de ravitaillement des vaisseaux, utilisé par les portugais, les espagnols et les français dès le 16e siècle. Ce bateau de 100 à 200 tx et 24 petits canons, fut aussi utilisé par les douanes et le terme est resté de nos jours pour désigner un navire des douanes. Elle naviguait à voiles et à rames. 2.     Ponton portuaire utilisé comme poste de police dans les ports de guerre. 3.     Ce terme est utilisé pour désigner les bateaux de garde à l'entrée d'un port ou autour des vaisseaux au mouillage. patache portuguaise (Gruss, Bonnefoux, Blot, Buisson, Guillet, Dassié, Clérac, Ducéré, Desroches) dans les textes: - "Pataches, sont des vaisseaux de 120 à 200 tonneaux, qui vont à voiles & à rames." (Dassié, 1677). - "Pattaches ou frégattes d'avis. C'est ainsi que l'on nomme un petit vaisseau qui porte quelques paquets à l'armée" (Desroches, 1687). Patam – Sorte de dinghy du delta du Gange (district deMymensingh) à coque lisse aux extrémités terminées par un "boloi" massif. L'extrémité avant est plus haute que celle d'arrière. La coque à bordages a la caractéristique de ne pas avoir de membrures, tout comme le daurat nauka (district de Sylhet). La longueur est d'environ 6 à 8 mètres. (Greenhill) Patela étym. de l'hindi "patelá". - Bateau bengalais du Gange supérieur, construit à clins, à priori différent du patilé (Greenhill, Hornell , MM11-2pp219) Patilé orth. patli, patalia, patuli (bengali). – Gros navire de transport du Gange, à fond plat, à coque non pontée, de 12 à 20 mètres de longueur. La coque, construite à clins (tout au moins au 20e siècle., Bonnefoux au siècle précédent les présentaient à bordé lisse, cramponné), est consolidée par des baux transversaux. Les baux y débordent de la muraille pour soutenir de longues planches qui servent à porter les hommes qui s'en servent comme planche rappel. Le gouvernail, de forme triangulaire est monté sur une mèche à tribord arrière. Plus rarement, le gouvernail est monté sur l’étambot. Il a un mât en bambou avec voile rectangulaire. Ces bateaux ont de grandes cabanes en bambou ou en jonc, qui sont couvertes de feuilles de latanier pour abriter les marchandises. Il existe une variété bengali avec des extrémités très relevées. (Greenhill, MM11-2,ppp220, Buisson, Duron, Pâris, Bonnefoux).  Pattamar orth. pattemár (malais), pattimar (ang.), patamar, patmar, patemar, pathemar. – 1.     Ce boutre de cabotage de la côte de Malabar, parfois appelé jalibut, possède un à trois mâts avec voile latine. Il ressemble au padao de par ses cloisons en bambou, mais est plus grand. Il a l'arrière typique du jalibut arabe en forme de poire. Certains d'entre eux sont encore cousus. L'étrave se termine en son sommet par une boule caractéristique. Moins caractéristique est la quête très accentuée du mât (dimensions moyennes : L : 30 m, B : 6,50 m, C : 3 m). 2.     Embarcation cousue des îles Laquedives décrite par le père Neyret en 1904.                                                          (Clouet, Herchove, Bonnefoux,Warington, Duron, Pâris) Pausk – Bateau de la Haute Léna (Sibérie). C'est un bateau à fond plat, aux murailles droites avec un pont légèrement bombé. L'avant est obtus et l'arrière carré. Ils sont utilisés comme transport ou comme houseboat en descendant le fleuve. Arrivés à destination, ils sont vendus pour faire du bois de construction et ne remontent donc jamais le fleuve.   (Brindley)                      Payang  cf  jalak.  (Erwin) Pe syn. peri, pey. – nom générique des pirogues en Papouaisie.   (Kerchove) Pea-pod – Petite baleinière de 4 à 5 mètres, aux extrémités pointues, propulsée à voile et à rames, originaire de Jonesport (Maine, USA). Elle a une quille droite, un avant rond, un arrière profilé et une faible tonture. Elle a un petit mât avec une voile à livarde. Elle sert essentiellement à la pêche aux langoustes. (Kerchove)                      Pearl lugger – Nom donné aux cotres pêcheurs de perles dans le nord-ouest de l’Australie (dimensions moyennes : L : 14 m, B : 4 m, C : 1,80 m).  (Kerchove)                                               

Peata - Ancien bateau de charge de la lgune vénitienne.

(http://www.veniceguide.net/barche1fr.htm) Pèdélang – Pirogue à double balancier de l'île Lamalera (îles de la Sonde – Indonésie) destinée à la chasse au cachalot. La coque est à franc bord, montée selon la méthode du "bordé en premier", avec les neuf membrures ligaturées au bordé et à la quille. A l'avant est placée une plateforme rectangulaire en bambou dépassant largement l'étrave pour permettre au harponneur de se placer. Le gréement est composé d'un mât bipode démontable avec une voile rectangulaire placée entre deux vergues en bambou, la supérieure étant rattachée au sommet du mât, actionnées par une manœuvre courante.  (CM156)                                           Pedjala - cf.  pajala. (Greenhill) Pegon – Bateau de pêche de l’ouest de Java, similaire au mayang.   (Kerchove) Pelang syn. pelong. - Pirogue à rames et à voile des Célèbes de 8 mètres de long.                                                   Pelang-aio – syn. sema-sema. - Pirogue à double balancier  de Halmaheira (Célèbes) de 2,60 à 6 mètres de long.   (Kerchove) Pélélé darat - Jonque javanaise de petite taille, sans fargues, utilisée sur les rivières de Batavia. Les deux types de pélélé ont un seul mât à voile carrée.   (Kerchove) Pélélé laut - Jonque de petite taille à fargues, monoxyle, utilisée dans les ports de pêche de l'ouest de Bornéo.    (Kerchove) Pélétek – Petit canot des côtes nord de Java, utilisé pourla pose et le relevage des filets de pêcheries fixes. Il était gréé avec un petit mât amovible.  (Kerchove) Pelota - Sorte de nacelle de la région de Buenos Aires. Elle est faite avec une peau de bœuf fixée sur des membrures.   (Kerchove)                          Pénelle - n.f. – Barque du Rhône à fond plat qui naviguait sur le Rhône au 18e siècle et au début du 19e. Elle avait deux mâts courts avec une voile latine et un grand foc. Elle possédait deux gouvernails latéraux accouplés en parallélogramme sur le tableau arrière.                                                  (PP13, Buisson, Baudouin) Pénette - syn. bateau boucle. - La pénette de Redon est constituée de deux demi-bateaux liés dans le sens longitudinal par des anneaux de corde (nommés localement harts), et a disparu au début du 20e siècle. Les fonds étaient soit plats, soit ronds. Elle était tirée par des hommes ou des chevaux le long de la Vilaine, du Blavet et de leurs affluents.  (Baudouin, CM12) Pengail – Petite pirogue de l'ouest de Bornéo utilisée pour la pêche à la ligne.   (Kerchove) Péniche étym. de l’anglais"pinnace", du vieil anglais "spynace"», canot ou du français "pinasse". péniche de la flotitlle de Boulogne 1.     syn. péniche flamande, bélandre (Nord). - C'est le bateau type de nos canaux français apparu du 19e siècle. Leur taille a suivi l'évolution de la taille des écluses. Elles ont été construites en bois puis en acier. 2.     Bonnefoux et Pâris décrivent deux autres types de péniches de mer. Ils la décrivent d'abord comme un canot à voile, fin, léger et bordé à clins. Ils décrivent ensuite les péniches de la flottille de Boulogne, que Napoléon avait créé pour envahir l'Angleterre, appelées encore péniches de flottille (elles étaient classées comme bateaux de troisième classe). Ces péniches étaient, elles-mêmes, divisées en deux classes. Les péniches de 1ère classe étaient gréées en lougre et montaient 40 avirons (dimensions: L: 20 m, B: 3 m, TE arrière : 1,50 m). Elles étaient armées de 40 pierriers, un canon de calibre de 4 à l'arrière, un obusier dit Français de 16 centimètres à l'avant, et un mortier de 22 centimètres. Leur équipage était de cinq marins, plus le corps de débarquement. Les péniches de seconde classe étaient un peu moins grandes. Il y avait environ 400 péniches dans la flottille de Boulogne. A la même époque, il existait aussi des péniches garde-côtes. Penjajap orth. pindjadjap, piahap, piahiap. - Caboteur du détroit de Malaca aux formes effilées, et surmonté d'une fargue saillante mais détachée vers l'avant et vers l'arrière. Il a une étrave inclinée, un arrière à tableau et des superstructures sur l'avant et l'arrière, en surplomb. Il va à la voile et à l'aviron occasionnellement. Le gréement peut aller de un à trois mâts. Dans ce dernier cas, le mât avant est très incliné sur l'avant, dépassant l'étrave. Il mesure de 15 à 22 mètres pour une largeur maximale de 4 mètres et un creux de 2,30 mètres. Ses voiles, qui sont en nattes, ont une forme rectangulaire et beaucoup de chute. Ceux décrits par Bonnefoux au 19e siècle, les phiahiaps, embarquaient de 30 à 60 hommes d'équipage et semblaient moins grands : de 7 à 15 mètres. Utilisés pour la piraterie, ils avaient un ou deux canons suspendus par des courroies sous une sorte de potence.  (Kerchove) Penjaleng – Caboteur malais, ponté aux extrémités, armé de 8 à 20 hommes et pouvant emporter 30 à  40 tonnes. La coque est faite en bois de jati et peinte en blanc. Un panneau est posé au-dessus de la cale. Le gréement est composé de un ou deux mâts tripodes avec des voiles en nattes. Le gouvernail est latéral.  Ses dimensions moyennes sont de 12 à 27 mètres de long pour une largeur de 4 à 5 mètres et un creux de 1,60 à 3 mètres.  (Kerchove, Bonnefoux) Penmanja – Bateau à bordé indonésien avec des fargues qui se rejoignent à l'arrière dans une forme de dos de tortue. Il est barré avec deux gouvernails latéraux. On le trouve dans les zones de pêche de l'île Karimon-Java.    (Kerchove) Pensacola oyster boat  – Bateau américain utilisé dans les parcs à huîtres (dimensions moyennes : LHT: 8 m, B: 2,5 m). Large et à fond plat dont le bordé est fait de planches transversales. Il est légèrement ponté aux extrémités avec des fargues sur toute la longueur. Il a une dérive centrale. Le gréement est variable.   (Kerchove) Pensacola pilot boat – Voilier américain non ponté à trois mâts, utilisé sur les pêcheries de la Pensacola durant l'été. Le nom de ce bateau vient du fait qu'il était à l'origine, quasiment exclusivement utilisé pour aborder les bateaux en mer. C'était un dériveur, à bouchain arrondi, construit à franc-bord, un avant effilé et un tableau arrière droit. Il faisait entre 5 et 7 mètres de long. La barre est à tire-veille remontant jusqu'en avant du mât d'artimon. Les mâts portaient une voile à livarde et seul l'artimon avait une bôme. Les mâts étaient réglables.   (Kerchove) Pentecontore syn. pentécontère. 1.     Galère antique grecque à 50 rameurs (25 par bord) qui portait un mât à voile rectangulaire. 2.     D'autres auteurs le décrivent comme un deux-mâts (une grande voile sur un mât, une plus petite sur l'autre) avec 170 rameurs, 7 officiers, 13 matelots et 10 soldats (dimensions moyennes : L : 35 m, B : 5 m). c'était un navire très manœuvrant pour l'époque. Pentékaidékère Galère du début du 3e siècle à 15 rangs de rameurs.                                               Pentère – Bateau grec du 4e siècle avant JC, à 5 rangs de rames.                                            Pentor – Pirogue de l'île de Madura.  (Kerchove) Peota n.f. - Embarcation vénitienne employée dans l'Adriatique au 19e siècle, comme aviso ou transport des passagers.                 Peote - petit vaisseau dalmate du 17e siècle, décrit par Desroches en 1687.  Perahu - cf prao. (Erwin)  Pérama 1.     Petit navire de guerre grec utilisé jusqu'en 1830. 2.     Bateau de transport turc de 10 à 20 m de long(dimensions moyennes : LHT: 16 m, B: 4 m, C: 2 m). Les extrémités sont très incurvées et relevées, l'avant arrondi, l'arrière effilé. Il porte deux mâts avec voiles au tiers amurées en pied de mât, et deux focs amurés sur un long bout-dehors.    (Kerchove, Buisson, Dureon) Pereme - Variété de caïque turque la plus ancienne, utilsée pour comme barque de transport de passagers utilsée encore au 17e siècle. Propulsée par une paire d'avirons, c'était la plus petite des caïques et ne pouvait transporter que quelques personnes.  (Yener) Pergandi - Navire turc à mi-chemin entre la galère et le galion.  (turkishculture.org) Periauger – Barge à voile, à fond plat, portant 20 à 35 tons. On le trouvait jusqu'au début du 20e siècle sur la côte est des Etats-Unis et sur le Mississippi. Il était propulsé par des avirons de galère ou par des voiles genre “marconi" portées par des mâts rabattables. Des dérives latérales étaient fixées sur les côtés.  (Kerchove) Perme - Sorte de gondole dont on se servait à Constantinople pour passer à Galata au 17e siècle. (Fournier, Desroches) Pernace – Barque de la Ligurie semblable au gozzo.   (MM60-2) Pescadou – Nom donné au 16e siècle en Provence à des bateaux de pêche de la taille d'une double chaloupe.  (Pescadou) Peter boat – Bateau de pêche, d’origine nordique, non ponté, utilisé sur la Tamise. La coque, construite à clins, a des extrémités identiques comme les anciennes yoles norvégiennes. Il y a un vivier au milieu. Le gréement est à livarde.    (Warington) Peturusan Prao de pêche de l'est de Java, ressemblant en plus petit, aux alis-alis.     (Kerchove) Phajofnee n.f. - orth. phaiofnée - Embarcation de plaisance du Japon des 18 & 19e siècles, avec, au milieu, une espèce de roof couvert en nattes pour accueillir les passagers. (Vial du Clairbois) Phoquier – Bateau de chasse au phoque utilisé dans la Baltique sous le nom de sealer. C’était un bateau léger construit à clins avec un avant brise-glace  (dimensions moyennes : L: 8,60 m, B: 3,20 m). La quille était profonde avec un renfort en acier. Il portait une grande voile carrée.   (Kerchove)
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