Voiliers de travail
BAR - BAZ

Barca

1. orth. barcha - syn. naveta (rare) – Bateau caractéristique des explorateurs portugais du 15e siècle. Il mesurait 20 à 30 mètres de long pour une trentaine de tonneaux. Le gréement était constitué de 1 à 2 mâts à voiles carrées. Il y avait un pont et les hommes vivaient sous de tentes aux extrémités du pont. Ce bateau était le précurseur de la caravelle. (NEP 223, Buisson) 2. syn. barchetta – Bateau à rames non ponté, portant occasionnellement une petite voile, que l'on trouve dans la région de Venise et de Trieste. La coque est à fond plat avec une étrave ronde et un arrière arrondi en pointe (dimensions moyennes : LHT: 11 m, B: 2 m, C: 60 cm). Il y a deux petits roufs aux extrémités. L'équipage est d'une vingtaine d'hommes pour le chalutage et d'une demi-douzaine pour la pêche à la sardine. (Kerchove) 3. Bateau rond turc au 16e siècle, utilisé pour le transport. (Bostan)

Barco - cf fiche.

Barcot – Barque du Rhône pour transporter le personnel de halage (5 à 6 hommes). (Baudouin)

Bareux – Petit bateau de pêche à voile du Nord de la France. Selon qu’il pêche aux cordes ou au chalut, il change de gréement. (Duron)

Barge

étym. du provençal "barja", de l'italien "barjia", du bas latin "barga" ou "barica", du copte "bari", bateau de plaisance du Nil. – syn. barque, esquif, nacelle, barche, berche (Moyen Age) ; river barge (ang.). 1.          Au Moyen Age, c'était un grand bateau plat à voile carrée, naviguant en pleine mer apparu d'après Bernard au 13e siècle. A la Rochelle au 14e siècle, elle est décrite comme un grand vaisseau pouvant porter 50 tonneaux de vin (dimensions moyennes : L : 12 m à la quille, 14 à 15 m au pont,  B : 4 à 5 m, C : 2 à 2,5 m pour une jauge de 20 à 50 tx). Les formes étaient pleines avec un arrière à tableau et l'avant en éperon. Les plus grandes avaient des gaillards (plateforme à l'avant, chambre à l'arrière). Le gréement était composé par deux (généralement) mâts gréés carrés, un beaupré avec une civadière. (Buisson, Bethel, Bonnefoux, Tranchant, Bernard) 2.         Au 17e, on en trouvait au Canada de 50 à 150 tx où on les appelait aussi berges. (Buisson, Bonnefoux) 3.         Au 18e, et jusqu'à la fin du 19e siècle, on les voit sur la Seine et la Loire. Ce sont les sœurs des célèbres barges de la Tamise. (Berna) 4.         Pirogue armée en guerre à Saint-Domingue. 5.         Equivalent anglais de notre canot du commandant. C'était une chaloupe longue, étroite et légère pour conduire rapidement le commandant ou les officiers généraux à terre. 6.         De nos jours, on est revenu à la définition d'origine, de bateau de servitude, en forme de caisson métallique rectangulaire, ponté et sans moyen propulsif généralement. dans les textes - "Les barges forment une catégorie de navires qui semblent bien d'origine normande. Si l'on en trouve quelques-unes dans la Méditerranée à la fin du moyen âge, c'est qu'elles y ont été introduites par suite des relations commerciales existant entre le Levant et l'Occident. Ce sont de longues nefs Scandinaves qui ont été agrandies et qu'on a chargées de pont, d'entrepont, de cabines et de deux châteaux, « chastel devant et chastel derrière ». On rencontre cependant quelques barges sans châteaux. Ce sont des navires à clin, avec un équipage se composant de 100 à 200 hommes. Les transformations qu'on fit subir aux barges datent du XIVe siècle; elles devinrent les meilleurs bateaux de guerre de l'époque. Il en sortit un grand nombre des chantiers de Rouen. En 1370, deux barges y furent construites pour le roi; en 1376, dix barges y furent réparées, quatre construites, deux équipées et armées; en 1379, sept grandes se parfont.” (Anthiaume).

Barge de la Tamise

syn.. Thames sailing barge, Channel coasting barge, Thames & Medwaycoasting barge, topsail barge, spritsail barge (ang.). barge de la Tamise (Cherini) - Les barges de la Tamise furent des caboteurs répandus dans toute l'Europe du Nord du 18e siècle. Elles se caractérisent par un gréement très particulier avec un grand mât basculable à voile à livarde avec flèche, trinquette et foc, et tapecul à livarde à l'arrière. Elles portaient des dérives latérales. Elles ont été utilisées en navigation hauturière au 19e siècle. Malgré leur coque très basse sur l'eau, à fond plat, six d'entre elles sont allées en Amérique du Sud. La dernière barge construite en 1928, fut le Cabby qui mesurait 27,9 m pour une largeur de 6,6 m et un tirant d'eau de 2,2 m. On note des variétés de ce type de barge comme le muley, le boomy ou le stumpy, qui se distinguent par des différences dans le gréement. (Carr, Kerchove, Berna, Duron, Bethell) Bargot - - Navire de guerre du 14e siècle plus petit que la barge. (Ch. De Beaurepaire)

Barinel

– Navire portugais, avec un avant haut et arrondi, du début du 15e siècle, probablement d'origine méditerranéenne, prédécesseur de la caravelle. Il était considéré comme "le plus grand navire employé jusqu'alors dans les voyages de découvertes". Il avait un ou deux mâts avec un nid de pie sur le grand mât, gréé à voiles carrées ou plus rarement avec des voiles latines. Il était plus grand que la barca et avait un tirant d'eau supérieur. Il ne devait pas dépasser les 50 tx et était propulsé à la voile et à la rame. Ces bateaux étaient utilisés pour explorer la côte ouest de l'Afrique, ils seront remplacés par les caravelles. (NEP223) Barinel

Barinho

– Bateau non ponté du Tage, d’origine très ancienne. La coque est à fond plat avec les extrémités relevées et arrondies comme des sabots. Le gréement est composé d’un petit mât avec une forte quête sur l’arrière, portant une grande voile latine et une sorte de foc amuré sur l’étrave. (Duron) barinho (A. Clouet)

Baris

– Bateau égyptien antique dont la coque était deux fois plus longue aux extrémités qu'à la flottaison. En effet ses extrémités étaient très relevées et se terminaient verticalement. Il était propulsé par deux avirons latéraux placés à l'arrière du bateau.

Baroise - - Bateau qui circulait sur la rivière Bar, avant la construction du canal des

Ardennes. (Berna)

Barouet - Variété de nacelle du Languedoc.

Barque - cf fiche.

Barquentin

orth. barquentine (ang.) - étym. (16e), de « barque ». – syn. barque goélette, barcantine, goélette barque, trois-mâts goélette ; barcentin, barkentine, barkenteen, barquantine, barque schooner, barquenteen, barquentine (ang.) ; barkentijn, barkentyn (hol.) ; barco bestia, brick barca, nave goletta (it). Barquentin (DR) - Goélette à trois mâts ou plus, d'origine anglaise, répandu dans l’Europe, portant des voiles carrées sur le seul mât de misaine, les autres mâts gardant le gréement goélette. Ce gréement est l'exact opposé du gréement barque. Il sera très populaire au milieu du 19e siècle. Ce bateau préfigure le brick-goélette. (Buisson, Bonnefoux, Warrington, Délis, Blackburn)

 Barquet  

    1. Embarcation pontée, très fine, d’une dizaine de mètres de la lagune de l’Albufera près de Valence (Espagne). La coque à fond plat est effilée aux deux extrémités. Le pont a une écoutille en son milieu qui en occupe la moitié. Il est propulsé à l’aviron, mais porte parfois une voile latine sur un petit mât.     2. Variété de petite nacelle languedocienne de 4 à 4,50 mètres qui ne se manœuvre qu'à l'aviron. (CM62, NEP186)  barquet

 Barquetot – Parent du barquet languedocien. (Duron)

 Barquette syn. barcarrolle, barquerolle.

1.         Embarcation pontée, très fine, d’une dizaine de mètres originaire de la lagune de l’Albufera près de Valence (Espagne), mais que  l'on retrouvait jusqu'en France. La coque à fond plat est effilée aux deux extrémités. Le pont a une écoutille en son milieu qui en occupe la moitié. Il est propulsé à l’aviron, mais porte parfois une voile latine sur un petit mât. 2.         Blackburn la décrit au contraire comme un bateau de 6 m de long avec une voile au tiers. 3.         Variété de petite nacelle languedocienne de 4 à 4,50 mètres qui ne se manœuvre qu'à l'aviron. (Dassié, 1776) 4.         Aussi synonyme de barque au 17e siècle. 5.

Barra canoe – Pirogue de la Gambie.

Barricado - Petit bateau de servitude des arsenaux militaires au 16e siècle. Il était monté par du personnel civil. (Blackburn)

Barrow flat - Nom donné aux ketchs et goélettes de la mer d'Irlande. (MM-55-4)

Basnigan - Pirogue de pêche philippine à balanciers. (Aguilar)

Bastarda

1. Navire turc à mi-chemin entre la galère pure et le galion avec 26 à 36 bancs de rameurs.. Chaque aviron était tiré par 5 à T personnes (selon Idris Bostan). La bastarda prenait des noms différents selon sa taille. Les plus grandes étaient la pasha bastarda et la suktab bastarda. 2. - syn. bastardella - Surnom donné à une galère italienne sensile de grande taille. (Bostan)

Baste - Navire en bois servant au transport des vendanges.

Batâ n.m. 

– Nom donné au bateau des ostréiculteurs à La Tremblade (Charente). Ce bateau propulsé par un petit moteur de 20 à 80 cv, jauge de 2 à 4,5 tx. Il

prend le nom de canot sur les hauts de la Seudre et de pinasse à la pointe de Chapus.

Bâtard

1.     Bateau du 19e siècle, circulant sur les canaux d'Orléans, du Centre et du Nivernais. C'était un bateau ponté à cabine centrale (dimensions moyennes: L: 30,50 m, B: 4,40 m, C: 2,20 m) pouvant emporter 170 tonnes. Peut-être serait-il à rapprocher de la bâtarde du Nivernais. 2.     Sur la Seine, chaland de largeur supérieure à 6 m, ce qui l'empêchait de se mettre à couple dans les écluses qui faisaient 12 m de large. 3.     Nom donné au 18e siècle aux harenguiers dieppois. (Berna, Duron, Babel)

Batèa - syn. batèa buranèa.

- Bateau à fond plat de la lagune vénitienne de taille maximale de 9 m de long pour 1.60 m de large

Bateau  – orth. batteau (anc.). – syn. boat (ang.).

1.     Au 18e siècle, le terme ne s'appliquait qu'aux navires ayant un mât au plus. Actuellement, terme générique attribué à tout ce qui navigue sur l'eau, bien que selon les milieux sociaux-professionnels, on conserve le terme navire pour des gros bateaux et que les navires de guerre s'appellent des bâtiments de guerre. (PP14) 2.     Petit bateau à rames de la Chesapeake Bay (USA). (Noel)

Bateau allemand - syn. Strasbourgeois, bateau de Strasbourg

- Ce bateau halé du Rhin est pratiquement semblable à la péniche flamande. Il est halé, et porte rarement une voile. (Babel)

Bateau bermudien  – syn. (approximatifs) bateau d'Amérique, brigantin des Isles, sloop, cutter, cotter, bot bélandre, sequelouppe.

1.     Le bermudien est avant tout un nom générique qui, dès la Renaissance qualifie un navire ayant un gréement non carré, c'est à dire n'ayant pas de hunier (les anglais qualifie ce gréement de "fore and aft"). 2.     Petit bâtiment des îles Bermudes de 20 mètres de long environ. Très fin,  il est, ordinairement, gréé en goélette et est armé en contrebande avec des canons (jusqu'à dix-huit canons de calibres de 4 ou 6). 3.     Petit bâtiment de guerre, de course ou même de commerce français du 18e siècle de faible tonnage (60 à 80 tx) s'appelant auparavant (semble-t-il) brigantin, terme qui ne fut réservé par la suite qu'aux seuls brigantins à deux mâts. Le bateau bermudien se caractérise par une coque aux extrémités inclinées avec une quille remontant vers l'arrière, peu de rentrée, et une largeur importante (rapport longueur largeur de 3:1). Son gréement est particulier. Il a en effet un mât avec une brigantine (voile nouvelle à l'époque avec son gui), une voile d'étai et au moins deux focs sur le beaupré presque horizontal. Il s'y ajoute parfois un flèche en cul. Il y a un hunier et parfois un perroquet volant. Sa dénomination, comme le montre la liste des synonymes est sujette à variation selon les auteurs. 4.     Ducéré décrit le bateau bermudien basque comme une barque à un mât, gréée en voiles latines au plus près. Dans les autres cas, elle hisse une "borne" ou grande voile hissée avec une corne. (Vial de Clairbois,Bernard, Bonnefoux, PP14, Ozanne, Guéroult du Pas, Ducéré)

Bateau de Berck

– Bateau de pêche à fond plat avec une amorce de quille, de la région de Berck (Manche), lui permettant de s’échouer sur les plages. Il est gréé en bourcet-malet. L’introduction d’une dérive centrale dans les années 1850 a permis de doubler le tonnage de ce bateau (7.5 t), Le mât central (ou misainier) a été déplacé sur l’avant et le tape-cul est souvent placé à bâbord sur l’arrière. bateau de Berck (DR) Ce bateau est d’allure pataude du fait de sa largeur égale à la moitié de la longueur. L’avant ets plus volumineux que la partie arrière. Des sabords coulissants étaient placés sur la partie haute du bordage pour permettre le passage d’avirons. (Buisson, Duron) Bateau de chevaux – Barque du Rhône de grande capacité pouvant porter plus d'une douzaine de chevaux. (Baudouin)

Bateau de fleurs syn. bateau-fleur.

- Nom  donné à une sorte de bateau-hôtel, amarré le long des quais des ports de Chine, pour servir de maison de passe. (Duron) bateau de fleurs

Bateau de plage syn. beach boat

- Terme générique pour désigner out bateau que l'on échoue à marée haute sur la plage et que l'on remet à l'eau dans les mêmes conditions. On les trouve essentiellement dans le Nord dans les zones de falaise où il n'y a pas de port. (Bethel)

Bateau de poste

– Le bateau de poste était destiné à transporter le courrier, les voyageurs, leurs bagages, et les marchandises sur les canaux. Il était généralement halé par des chevaux depuis le rivage, à l'aide d'une touée amarrée sur l'avant. (Bonnefoux)

Bateau d'Hennebont

– Petit bateau d'estuaire transportant de 30 à 40 tonnes de vrac. L'étrave est effilée, l'arrière à tableau, avec une cale centrale. Les extrémités sont pontées avec une cabane. Ils avaient un mât sur l'avant gréé avec une misaine. (Baudouin)

Bateau dragueur - syn. bateau-rabot.

- Nom donné au 19e siècle aux dragues. Bonnefoux le décrit ainsi : "Ces bateaux contiennent des appareils mécaniques avec lesquels on creuse, ouvre, débouche, déblaie ou aplanit le sol de l'entrée d'un port, d'un bassin, d'une rade, d'une rivière, lorsque cette entrée est obstruée par des vases, des sables, des galets, etc. Ces sortes de Bateaux et leurs appareils mécaniques sont mus aujourd'hui par la vapeur, et l'on en modifie les combinaisons selon les localités".

Bateau du canal de Landau - syn. Bateau de Neuf-Brisach - Chaland spécialement conçu par Vauban pour construire la cité fortifiée de Neuf-

Brisach. (Babel)

Bateau du Rhin - Bateau fluvial français. (Berna)

Bateau lavoir

- Nom générique pour désigner un engin flottant autrefois utilisé pour laver le linge. On en trouvait sur toutes les rivières de France. (Babel)

Bateau lesteur syn. lesteur.

- Nom donné autrefois aux embarcations de service destinées à lester les navires en cours d’armement. On trouvait encore de tels bateaux au 19e

siècle pour transporter les lests de pierre ou de gueuses de fonte qui servaient à équilibrer les voiliers de l'époque. (Bonnefoux, Duron)

Bateau-mouche

Bateau picard syn. chaland d'Oise, merdeux de la SARP

- Bateau fluvial aux extrémités très arrondies et verticales (dimensions moyennes : LHT: 40 m, B: 7,70 m, C: 2,50 m pour un port de 560 tx). Le gouvernail est de taille raisonnable et la construction à franc-bord. (Baudouin)

Bateau remorqueur

- Premier nom porté par les ancêtres des remorqueurs. Au temps de la voile, ils servaient au franchissement des passes comme à Bayonne et à faire des manœuvres de port. Bonnefoux

Bateau rond

– Ce terme générique qualifiait à la Renaissance tous les bateaux qui n'étaient pas des galères, ces dernières étant les bateaux aux baux les plus étroits. bateau-boeuf (DR)

Bateau-boeuf - syn. bête, bœuf, bateau-bête.

1.     Embarcation du 19e siècle, à un mât portant des voiles latines. La coque à l'avant renflé a un faible tirant d'eau. Elle servait pour le transport d'animaux, le cabotage, la pêche, et l'évacuation des vases de dragage. 2.     On donnait aussi le nom de bête à cette époque aux annexes de navires dans le Nord, à de petites embarcations à clin, ayant les fonds arrondis, l'arrière large et relevé, l'avant fin et élancé et construites sans quille saillante. 3.     Le nom de bateau-boeuf est aussi donné, et encore de nos jours, aux bateaux pêchant par paire (comme les bœufs en attelage) pour traîner entre eux un filet (appelé gangui en Méditerranée). On dit alors que les deux chalutiers travaillent "en bœufs". Bonnefoux

 Bateau-canonnier - n.m. – syn. bateau de seconde espèce, bateau-canon ;  gun-brig (ang.).

– Bateau, gréé en lougre, conçu spécialement à l'époque napoléonienne pour le flotte de Boulogne, qui faisait 20 mètres de long, 5 de large, avec un tirant d'eau moyen d'un mètre et demi. Il était armé d'un canon de 24 à l'avant, et d'une pièce de campagne à l'arrière. Armé par six marins, il transportait en outre, en cale, deux chevaux destinés au service de la pièce de campagne après le débarquement et les soldats accompagnant la pièce. L'équipage en était fixé à six marins qui devaient être aidés par les soldats embarqués pour la descente. Le bateau-canonnier fut construit à environ 350 exemplaires, au prix unitaire de 20.000 francs de l'époque, tout armé. Bonnefoux, Duron

Bateau-écurie - syn. bâtiment-écurie, navire porte-chevaux,nef-écurie, navire hippagogue (Antiquité), passe-chevaux (1609) ; at qaighy, atech

(turc).

- Les navires ont transporté des chevaux depuis l'Antiquité. Au Moyen-Age, il existait des navires spécialisés avec des portes à l'arrière pour les embarquer. Ces portes étaient en dessous de la flottaison, ce qui exigeait leur calfatage après chaque fermeture. Les chevaux logeaient dans un entrepont de 2,60 mètres de haut, pour permettre au cou du cheval de rester libre. En cas de mauvais temps, on les suspendait par le ventre avec une sangle ! Au 19e siècle, la bateau-écurie est un trois-mâts sans entrepont, mais avec un faux-pont placé sur la cargaison et sur lequel viennent les chevaux.

Bateau-Lune - Bateau du Bangladesh.

bateau_lune

Bateau-mouche

– - Nom générique des bateaux de passagers fluviaux à but touristique. Le premier bateau- mouche apparaît à la fin du 19e siècle dans le quartier de la Mouche à Lyon, d'où son nom.Le premier bateau- mouche apparaît à la fin du 19e siècle dans le quartier de la Mouche à Lyon, d'où son nom. (Babel)

Bateau-panier – Ce ghe-nôc vietnamien est fait avec une coque ronde en bambou tressé. (Amos,

NEP212)

Bateau-poste syn. bâtiment poste ; post vessel, packet-boat (ang.)

- Un bateau-poste est destiné à faire le service de la correspondance et du transport des voyageurs, entre deux ou plusieurs ports de mer. Son nom se transformera en paquebot par assimilation du terme anglais packet-boat.

Bateau-soulier

– Bateau de la côte de Coromandel (Inde), originaire de Coringui. Ce bateau a une silhouette rappelant un sabot, avec les virures supérieures se retournant vers l'intérieur pour former la partie supérieure du sabot. Le fond est plat, sans quille, l'arrière est vertical, à tableau. Il porte un mât sans quête avec une voile au tiers à la vergue presque horizontale. (Buisson)

Bateau-tortue

- Jonque chinoise de 33 mètres, propulsée par deux voiles quadrangulaires pendant la croisière, et à rames pendant le combat (les mâts étaient alors rabattus). Le pont était couvert de plaques de fer le protégeant des balles et des flèches. Le bateau-tortue était large de 8 m et son pavois était à 2,20 m au-dessus de la flottaison. Il y avait 10 rames de chaque bord avec deux rameurs sur chacune. L'artillerie comprenait des canons 10 à 17 cm tirant des projectiles de 150 à 1.200 g. Il fut utilisé par l'amiral Yi Sunsen, son inventeur, avec succès pour défaire la flotte japonaise en 1592 (Cols Bleus n°2422, 1997)

Bateau-vivier syn. well boat, well smack, wet smack(ang.).

- Bateau de pêche aménagé pour recevoir en son milieu un vivier dont l'eau est en circulation libre avec la mer. Kerchove

Batebe - Gros bateau en bois utilisé au Brésil pour transporter le caoutchouc sur le fleuve Madeira.

Bateira - Bateau de pêche en mer du nord-est de la côte brésilienne. La longueur varie de 6 à 8 m et son dessin est similaire au bote de Ceara. (Waten) Bateira mercantel - Bateau à fond plat de la lagune d'Aveiro (Portugal). Il mesure de 8 à 10 mètres. Il est calqué, en plus petit, sur les saleiros. Sa coque, très fine, a des formes très tendues sur l'avant qui se termine par une étrave allongée très pointue et fortement relevée. Le gouvernail est fixé sur l'étambot, courbe, lui aussi. Il a un mât avec  une voile triangulaire non bômée. (CM28)

Batel

1. - Ancien bateau rond français, du Moyen Age, probablement d'origine nordique. Ce petit bateau de moins de 10 tx avait à priori un mât unique avec une voile carrée. (PP17, Buisson, Trousseboeuf) 2. Petite embarcation du pays basque pour la pêche de proximité, munie de trois ou quatre bancs de nage. Elle portait généralement un mât avec voile au tiers, rarement deux comme les txalupas. (Bertan) 3. Le batel a survécu depuis le début du 20e siècle comme bateau de plaisance soit à l'aviron soit à la voile. batel (DR) Batelá – étym. de la langue marathe, du portugais. – orth. batela, battela  (fr.). - syn. baghla de Verawal. batela (A Cherini)

- Boutre à trois mâts (deux très inclinés en avant et un en tapecul) de la

région de Bombay, à étrave recourbée, et poupe à tableau arqué,

surmontée d'un château. Il n'y a pas de pavois à proprement parler. Les

pièces de bois à hauteur du carreau se prolongent au-delà de l'étrave pour se rejoindre et renforcer la

liaison étrave-bordage. Le mât avant, qui est le plus grand, se prolonge avec un mât de hune avec une

voile trapézoïdale enverguée sur un bambou. Le gréement est à voiles à antennes avec un grand foc sur

l'avant, amuré sur un long beaupré. Les battelas peuvent atteindre trente mètres de long hors-tout.

(Buisson, Duron , MM11-2, Clouet)

Batelao - syn. rrRegatao.

- Bateau de l'Amazonie à faible tirant d'eau propulsé par un petit moteur de nos jours. Il est utilisé pour transporter des marchandises sur les petits fonds (Waten)

Batelet - syn. bachot. - Ce terme est utilisé par les mariniers pour désigner le canot de service, depuis le 16e siècle.

1. syn. petite quenouille. - Bateau de pêche au hareng, de petite dimension au 19e, dans la région de Dieppe. (Nicot, Berna, Bonnefoux) 2. syn. petit-bac, passe-cheval - bateau de l'Adour (dim. moyennes : 7.00 x 2.30 m) pouvant transporter 28 personnes ou 5 vaches, conduit par un marinier. #http://www.centrecultureldupaysdorthe.com/l-eau-en-pays-d-orthe/la-batellerie/les-bateaux/#

Batelo - Sorte de boutre arabe

(guj,  Blackburn)

Bateloe - Gros bateau en bois utilisé au Brésil pour transporter le caoutchouc sur le fleuve Madeira. (Blackburn)

Batera - embarcation de la côte sud-est du Brésil utilisée pour les servitudes et la pêche. Long de 2 à 8 m, il est propulsé avec des rames. (Waten)

Batil - syn. betil (ang.)

– Ce boutre omani est éteint depuis le début du 20e siècle. Il se caractérisait par un quille soit tronquée, soit anguleuse, et un arrière semblable au bedan. Il avait une tête d'étrave proéminente, de forme ovale. Certains batils remontaient jusqu'à Koweit (1928) et Hawkins  affirme en avoir rencontré un vieil exemplaire à Mascate en 1972. C'était un modèle pointu aux deux extrémités pointues avec une longue étrave inclinée. L'étambot était presque droit, le gouvernail débordait légèrement pour permettre l'insertion d'une barre franche. Il n'avait pas d'arrière surélevé comme la plupart des boutres. Le mât unique  avait une quête de 60 degrés en avant. (Hawkins, Clouet, Bonnefoux, Buisson, Kerchove, Pardessu batil (DR)

Bâtiment

- Nom générique pour désigner un navire (de guerre, de préférence).

Battana

- Bateau de pêche de l’Adriatique de 5 à 9 mètres avec un

mât rabattable ou non, portant une voile au tiers et un foc. (Duron)

battana (A.Cherini) battela basque (A. Cherini)

Battela 

–  syn. batteliku, battel, battelak (pl. de battela).

- Petit canot voile-aviron basque de pêche, à l'étrave fine,

avec un arrière pointu à étambot incurvé, très ancien puisque l'on en trouve des traces écrites dans des

ordonnances basques de 1353 . Ce bateau possède un petit mât sur l'avant gréé au tiers, bien qu'il

marche essentiellement à l'aviron avec un équipage de 2 à 5 hommes. Le fond est vaigré et le milieu du

bateau est muni d'un petit vivier qui se remplit par un trou fait à côté de la quille et qui amène l'eau au

niveau de la ligne de flottaison. Ses dimensions moyennes sont : L : 5/6 m, B : 1,3/1,5 m, C : 0,6/0,7 m).

Pour certains auteurs, le batellika serait un petit battela.

(mer des basques, Buisson,  CM16, CM61, Duron)

Battelletta – Barque de pêche napolitaine. (MM60-2pp218)

Batterie flottante

syn. floating battery.

– Les batteries flottantes étaient des navires spécialisés de faible tirant d'eau mais surarmés pour les

bombardements côtiers. C'étaient aussi, souvent, de vieux vaisseaux de guerre ou marchands, convertis

avec de puissantes batteries de canons, pour bloquer l'entrée d'un port, et généralement avec des

moyens de manœuvre très réduits. Ce furent les successeurs des bombardes.

Bauléa 

n.m. – orth. baulhéah.

bauléa (A. Clouet)

- Bateau indien du Gange de 10 à 20 mètres de long, à fond plat sans quille, aux formes arrondies, avec une étrave basse et pointue et un arrière très

en surplomb, pointu et relevé. Le baulea est ponté dans la partie avant et une vaste cabine avec des petits hublots, occupe la partie centrale et

arrière. Il marche à l'aviron et à la voile. Il porte sur l'avant un mât gréé au tiers, partiellement repliable. Les plus gros portent un deuxième mât sur

l'arrière. Le gouvernail est un aviron axial. (Duron, Bonnefoux, Buisson)

Baurua - cf proa. (blackburn)

Bautier

étym. de "bau", corde (Normandie)

- Embarcation normande de Barfleur apparue au 19e siècle pour remplacer les bisquines  (dimensions 

moyennes : L : 9,20 m, B : 4 m, pour 9 à 10 tx). Le bautier est gréé en cotre avec un mât à flèche au début,

puis un mât à pible avec un foc amuré sur un long bout-dehors horizontal. On trouve parfois un tapecul

dont la bôme est tenue sur un bout-dehors légèrement courbé vers le bas. (Buison, Duron, CM2)

bautier (A. Clouet)

Bawley

– Bateau de pêche de l'estuaire de la Tamise, gréé en cotre, mais sans bôme, utilisé pour pêcher la

crevette et draguer les huîtres. (Warrington, Blackburn)

Baydarque n.m. ou f. – orth. baydargue ; bidarka, baïdarka  (ang.). - étym. du russe ""baidarka"", petit baidar - syn. paitalik.

baydarque (Baugean)

– Sorte de kayak de pêche des esquimaux des côtes nord du Pacifique (côtes Nord de

la Sibérie, du Kamtchatka, et nord-ouest de l'Amérique, jusqu'en Californie) faite avec

des peaux de veaux marins cousues à plat entre elles par des nerfs de ces veaux. Cette

"coque" est posée sur une carcasse en bois ou en os, formée de membres liés aussi par

des nerfs. Propulsé par des pagaïes doubles, il diffère du kayak de la côte est-

américaine par un avant relativement plus arrondi avec un trou pour accrocher l'amarre et un arrière presque vertical. Le dessus est couvert.

On distingue des bidarka à deux places (dimensions moyennes : LHT: 6,50 m, B: 0,75 m, C: 0,50 m) et des bidarka à trois places plus rares

(dimensions moyennes : LHT: 7,50 m, B: 0,90 m, C: 0,70 m. Les peaux sont régulièrement huilées pour leur conservation. Ils sont entièrement pontés

avec un trou pour le passage de chaque pêcheur (trois au maximum).

Plusieurs variétés de baydarques ont été décrites par les explorateurs : baydarque des îles Aléoutes, d'Unalaska, de Bering, des Kouriles, des Kodiaks

ou des Samoyedes russes.

Voiles 3/90, Kerchove (bidarrah, baidarrah, nom russe de l'oumiak), PP17p61 cite "oumiak", Bonnefoux dit que l’umiak est réservé aux femmes et le

baidara aux hommes mais Buisson dit l’inverse, Duron, Brindley

 dans les textes

"Barque ou sorte de pirogue de la côte Nord de la Sibérie, du Kamtschatka, et particulièrement de la côte Nord-Ouest d'Amérique. Elle est faite de

peaux de veaux marins qui sont réunies par des coutures plates, exécutées avec les nerfs de ces animaux. La forme de cette embarcation est

maintenue, à l'intérieur, par une charpente ou carcasse en bois, formée de membres, d'allonges et de supports liés par des nerfs ou des tendons. Les

Baydarques sont plates au milieu, et très-aiguës à leurs extrémités ; elles sont soigneusement huilées pour la conservation des peaux ; elles ont de 3

à 7 mètres de long, suivant le nombre des trous (destinés à contenir, chacun, un homme) dont elles sont percées sur le pont, et qui ne s'élève pas au-

dessus de trois. Ces hommes s'assoient dans ces trous, les jambes allongées dans le bateau et le corps au-dessus du pont ; ils revêtent alors une

chemise faite de peaux de vessies parfaitement cousues, dont les nerfs très-fins sont comme de longs poils qui interceptent la brume ; ils l'attachent

d'abord autour du trou, ensuite à leur cou et à leurs poignets ; ils deviennent ainsi insubmersibles, et osent, à l'occasion, attaquer la baleine. Les

Baydarques employées à la chasse de la loutre, ne sont disposées que pour une place d'homme”.  (Bonnefoux)

Bayère n.f. – Probablement, la francisation du hollandais  boejer.

bayère (Gueroult du Pas)

Bazaras - n.m.

dans les textes 

-"Grande embarcation de plaisance à fonds plats, en usage sur le

Gange : elle va à la voile et à l'aviron ; celles de Calcutta ont des

chambres;"" (Bonnefoux)

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